Reconnaissance de la spécialité des médecins généralistes de France en Israel: vers une nouvelle simplification ?

Rdv de travail d’OlimMedical dans les locaux de l’Association Medicale Israelienne à Ramat Gan.

Oren Mizrahi et Yonathan Rubinstein du programme Olim Medical ont rencontré mardi 2 Janvier 2018 le Conseil Scientifique de l’Association Medicale Israélienne (IMA) afin de présenter le fruit de plusieurs mois de recherches pour la reconnaissance des médecins généralistes de France en tant que spécialistes en médecine de famille en Israël.

Le conseil scientifique a apprécié les traductions et comparaisons des syllabus, la présentation des procédures de reconnaissance du Conseil de l’Ordre en France, un récapitulatif de l’évolution de la formation en médecine générale depuis les années 70 jusqu’à la création de l’internat de spécialisation en médecine générale dans les années 2000. Au regard de cet exposé et des nouveaux éléments apportés, la directrice du conseil scientifique, Dana Fishbain, a déclaré que réunir spécialement les spécialistes siégeant au sein de cette organisation pour étudier à nouveau la question n’était plus simplement une possibilité mais un devoir.

Le role du Conseil Scientifique de l’IMA

L’IMA est notamment mandatée par le ministère de la santé pour définir les parcours et contenus des formations des spécialités médicales et donne un avis pour l’octroi des diplômes de spécialistes en Israel. Cette organisation est donc naturellement chargée d’étudier les demandes d’équivalences de médecins immigrants en Israel.

Au moment de la rencontre, la commission des spécialistes en médecine de famille du conseil scientifique de l’IMA distingue les demandes faites par des généralistes diplômés avant la création de la spécialité en médecine générale en France, des spécialistes en médecine générale diplômés depuis 2007. Alors que ces derniers ont une période d’adaptation variant entre 3 et 12 mois, les plus expérimentés doivent également faire reconnaitre leur titre de spécialiste par une commission de qualification du Conseil de l’Ordre des médecins en France, compléter une année d’internat et réussir un examen oral. Les médecins qui ne sont pas reconnus spécialistes, peuvent tout de meme exercer en tant que médecins généraux (sans spécialité) avec une licence de Rofe Clali octroyée par le ministère de la santé.

Un enjeu majeur apour les médecins généralistes de France en Israel

Cette évolution est très attendue dans la mesure où elle simplifierait l’accès à l’emploi de plusieurs dizaines de médecins de France alors que les 4 caisses d’assurances santé israéliennes cherchent toutes à recruter des spécialistes en médecine de première nécessité (médecins de famille, pédiatre et gynécologues notamment). Plus de 40% des généralistes en Israel ont plus de 60 ans et les prévisions de l’OCDE sont assez pessimistes quant au nombre de médecins par habitant en Israel. Dans ce contexte, la simplification des démarches d’équivalences semble être une réelle opportunité pour le système de santé et une chance à saisir.

L’objectif de ces travaux est donc d’apporter un maximum de preuves et de données pour que l’administration israélienne puisse donner un fondement cohérent et légal à une simplification de l’octroi du titre de spécialistes aux nombreux médecins concernés.

Si vous avez des éléments pouvant contribuer au dossier n’hésitez pas à les transférer à l’adresse mail olimmedical@gvahim.org.il ou a nous écrire sur le groupe facebook https://www.facebook.com/groups/olimmedical/

Nous vous tiendrons informés des avancées dans les prochains jours.